Le 19 décembre 2025, The Star Entertainment Group a annoncé un changement de leadership qui signale un besoin urgent de transformation radicale. Sous la direction de Soo Kim, le nouveau président du conseil, l’entreprise australienne de casinos entreprend une révision structurelle. Cette décision fait suite à un remaniement soudain du conseil d’administration, avec le départ simultané de plusieurs membres influents.
La transition vers la présidence pour Kim n’a pas été conventionnelle. Initialement représentant un intérêt majeur d’actionnaire en tant que président de Bally’s Corporation, il ne visait pas le rôle de président. Le départ inattendu de Steve McCann en tant que PDG a conduit à une série de répercussions. Bruce Mathieson Jr., alors président, a pris le poste de PDG, laissant la présidence vacante. Kim a comblé cette lacune, admettant que ce changement était une réaction aux événements en cours plutôt qu’une action planifiée.
L’influence de Bally’s Corporation se renforce chez The Star, ayant joué un rôle crucial dans la prévention de la faillite par une injection de capital de 300 millions AU$ (193,5 millions US$). Détenant actuellement 38 % des parts, Bally’s, conjointement avec Investment Holdings soutenu par la famille Mathieson (23 %), oriente désormais l’avenir de l’entreprise. Ce levier financier se traduit par un mandat opérationnel clair, Kim exprimant une obligation et une urgence profondes pour corriger la trajectoire de l’entreprise.
Dans ses déclarations au Australian Financial Review, Kim a clairement indiqué que l’avenir nécessiterait des décisions difficiles, y compris des pertes d’emploi significatives. Le message était limpide : l’entreprise est prête à avancer, mais le progrès pourrait ne pas inclure tous les employés actuels. Cela marque le début d’une phase de stabilisation du bilan, prélude aux phases de restructuration les plus drastiques.
L’aspect peut-être le plus révélateur des commentaires de Kim concerne la structure opérationnelle de l’entreprise. Avec le départ de McCann et de deux autres membres du conseil, la nouvelle direction voit une opportunité de recruter de nouveaux talents et de repenser le fonctionnement de The Star. Kim a suggéré que le modèle centralisé traditionnel pourrait être démantelé au profit d’une structure plus efficace. Il a remis en question la nécessité même d’un siège social, affirmant qu’il n’existe « aucune vache sacrée » et que chaque aspect de l’entreprise doit justifier son existence.
The Star entre désormais dans une phase définie par l’exécution plutôt que par la simple survie. La nouvelle équipe dirigeante est chargée non seulement de recruter des cadres compétents pour combler les lacunes, mais aussi de mettre en œuvre un plan qui pourrait fondamentalement altérer l’ADN de l’entreprise. Comme l’a noté Kim, ils sont là pour exécuter des plans qui feront avancer l’entreprise. Pour les parties prenantes, les employés et les observateurs, les mois à venir révéleront probablement à quoi ressemble un « The Star » restructuré, alors que le nouveau président transforme l’urgence en action.
Cependant, tous ne sont pas convaincus que cette transformation radicale soit nécessaire ou même bénéfique. Certains experts du secteur estiment que l’accent mis sur la restructuration pourrait détourner l’attention des défis opérationnels quotidiens. « La clé n’est pas seulement de couper des postes, mais de savoir où investir pour une croissance durable, » pourrait-on entendre dans les milieux financiers prudents envers de telles restructurations drastiques. Ainsi, bien que l’urgence soit proclamée, la réussite du plan de Kim dépendra de sa capacité à équilibrer innovation et stabilité.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
