Alberta Ouvre le Marché aux Opérateurs Privés de Jeux en Ligne avec une Nouvelle Réglementation

En janvier 2026, l’Alberta a franchi une étape importante vers un marché de jeux en ligne multi-opérateurs, en dévoilant un ensemble de règles permettant aux marques privées de paris sportifs et de casinos en ligne de fonctionner légalement dans la province. Ce mouvement stratégique vise à détourner les joueurs des sites non réglementés qui dominent actuellement le jeu en ligne en Alberta. Selon des données de sondage citées par la province, environ 70% du marché total des jeux en ligne en Alberta serait capté par ces opérateurs non réglementés.

Actuellement, PlayAlberta demeure le seul site de jeu en ligne légalement réglementé dans la province. Le gouvernement indique que PlayAlberta a généré 275 millions de dollars en ventes nettes l’année dernière, soit une augmentation de 35 millions de dollars par rapport à l’année précédente, mais cela ne représente encore qu’environ 23% à 32% du marché total.

En parallèle de ce déploiement politique, Alberta Gaming, Liquor and Cannabis (AGLC) a commencé à définir les attentes opérationnelles pour les fournisseurs entrant sur le marché. Le 13 janvier, l’AGLC a publié ses « Normes et exigences pour le jeu sur Internet », document désormais disponible pour les candidats et les inscrits dans le cadre du processus d’enregistrement des jeux en ligne de la province.

La page de stratégie de l’iGaming de l’Alberta indique que le processus d’enregistrement est déjà en cours. Les opérateurs en cours d’enregistrement peuvent faire de la publicité et collecter des inscriptions, mais ils ne peuvent pas accepter de paris ou de dépôts avant que le marché ne soit officiellement ouvert.

La province présente le nouveau régime comme une amélioration de la protection des consommateurs, avec des garde-fous censés être cohérents sur toutes les plateformes autorisées. Dans son annonce du 14 janvier, le gouvernement de l’Alberta a déclaré que les prestataires autorisés devront éviter les publicités ciblant les mineurs et que les publicités liées aux jeux ne pourront pas utiliser des athlètes professionnels pour promouvoir les paris. Le lancement du marché inclura également un programme d’auto-exclusion à l’échelle du système, en plus d’outils de limites financières et de temps.

Le gouvernement précise également que les opérateurs devront fournir aux joueurs des relevés d’activité et intervenir lorsqu’il y a des signes de comportement problématique lié aux jeux.

L’Alberta s’inspire du marché compétitif des jeux en ligne de l’Ontario comme point de référence. Les résultats de l’Ontario offrent à l’Alberta un exemple clair de l’ampleur que peut prendre un marché une fois que plusieurs opérateurs y sont actifs. Lors de sa troisième année, iGaming Ontario a rapporté 82,7 milliards de dollars en mises et 3,2 milliards de dollars en revenus bruts de jeu du 1er avril 2024 au 31 mars 2025, avec 49 opérateurs gérant 84 sites de jeu.

Le plan de l’Alberta prévoit une structure de revenus qui conserve une part pour les priorités publiques tout en laissant l’essentiel du pool net aux opérateurs. La province affirme qu’elle allouera 80% des revenus nets des jeux en ligne aux opérateurs et conservera 20% pour le gouvernement, après avoir financé les initiatives liées aux Premières Nations et à la responsabilité sociale.

La gouvernance est également répartie entre deux organismes. Le document stratégique de l’Alberta indique qu’une nouvelle Alberta iGaming Corporation supervisera le marché, tandis que l’AGLC fera office de régulateur.

Bien que la date de lancement public ne soit pas encore fixée, la province laisse entendre que la période de préparation se compte en mois, et non en années. Le message du gouvernement est que les entreprises opérant actuellement dans le marché gris auront une voie pour devenir légales, mais seulement si elles acceptent un contrôle plus strict et construisent leurs produits autour de la protection des joueurs dès le premier jour.

Si l’Alberta réussit, elle deviendra la prochaine grande juridiction canadienne à gérer un marché compétitif de jeux en ligne. Si elle échoue, la province restera avec la réalité actuelle qu’elle continue de pointer du doigt : la plupart des jeux en ligne se déroulent déjà là-bas, juste en dehors de la clôture réglementée.

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