Le 1er mai, SkyCity Entertainment Group a annoncé dans une mise à jour du marché qu’elle abaissait ses prévisions de bénéfices pour l’exercice 2026. Cette révision est due à des problèmes macroéconomiques persistants, à une baisse des dépenses des consommateurs et à des pressions sur les coûts rencontrées au sein de ses unités commerciales en Nouvelle-Zélande et en Australie.
Selon cette nouvelle prévision, SkyCity s’attend à ce que son EBITDA sous-jacent pour l’exercice 2026 soit compris entre 180 et 190 millions de dollars néo-zélandais (entre 106 et 112 millions de dollars américains). Cette estimation est inférieure à celle précédemment attendue, qui était de 190 à 210 millions de dollars néo-zélandais. Par ailleurs, la société a également révisé à la baisse sa prévision d’EBITDA à un niveau actuel de 155 à 165 millions de dollars néo-zélandais (entre 91 et 97 millions de dollars américains), par rapport à la précédente fourchette de 170,6 à 190,6 millions de dollars néo-zélandais.
Les conditions macroéconomiques ont impacté les opérations de SkyCity, notamment les visites des consommateurs en mars 2026, avec une attention particulière sur Auckland et Adélaïde. Le coût élevé du carburant est cité comme l’un des facteurs pesant sur les clients, en plus d’autres éléments qui limitent les dépenses discrétionnaires. SkyCity souligne qu’il existe encore une grande incertitude quant à l’ampleur et à la durée de ces facteurs macroéconomiques. La situation pourrait s’aggraver, affectant davantage les perspectives futures.
Pour répondre à cet environnement difficile, SkyCity a déjà mis en œuvre des mesures d’économie destinées à économiser plus de 10 millions de dollars néo-zélandais, comme initialement prévu. De nouvelles mesures seront également introduites avec l’aide de consultants externes. La révision des prévisions de bénéfices reflète également des coûts légèrement plus élevés liés aux mouvements de calendrier et aux impacts des taux de change. Ces pressions supplémentaires contribuent à la baisse de la fourchette de bénéfices attendue pour l’année.
SkyCity s’efforce de compenser la faiblesse des conditions commerciales par un contrôle plus strict des coûts. Néanmoins, la combinaison d’une demande plus faible et d’une pression accrue sur les dépenses a obligé l’entreprise à réajuster ses attentes pour l’année complète.
Sur le front des actifs, SkyCity a également fourni une mise à jour sur son programme de monétisation des actifs. La société a confirmé avoir conclu un accord non contraignant pour la vente potentielle de l’immeuble de bureaux du 99 Albert Street et de propriétés d’investissement sur Victoria Street. Elle recherche également l’intérêt des investisseurs pour The Grand Hotel. Ces démarches s’inscrivent dans un effort plus large visant à débloquer la valeur des actifs alors que la société s’adapte à l’environnement opérationnel actuel.
Ce programme de vente d’actifs offre à SkyCity un autre levier pour soutenir sa position financière à un moment où ses bénéfices sont sous pression. Bien que les accords restent non contraignants, la dernière mise à jour de la société montre que le processus progresse.
En outre, SkyCity a souligné l’entrée en vigueur, le 1er mai, de la loi concernant les jeux de casino en ligne en Nouvelle-Zélande. L’émission des licences est prévue pour le début de 2027, ajoutant une complexité supplémentaire au contexte opérationnel de la société, alors qu’elle navigue dans un environnement de bénéfices en baisse et un marché consommateur plus difficile.
Cependant, il existe une perspective divergente sur les mouvements de SkyCity. Certains analystes soulignent que ces ajustements dans les prévisions de bénéfices et les ventes d’actifs pourraient être des mouvements stratégiques pour renforcer sa position à long terme. En réalité, la vente d’actifs non essentiels peut libérer des capitaux pour investir dans des secteurs plus prometteurs ou pour consolider les opérations existantes.
« SkyCity adapte sa stratégie pour s’assurer qu’elle reste compétitive dans un marché en évolution », disait-on, comme si c’était une vérité évidente. Mais d’autres avertissent que s’appuyer trop sur la vente d’actifs et les coupes budgétaires peut s’avérer risqué, surtout si les conditions du marché ne s’améliorent pas comme prévu.
Pour le moment, SkyCity continue de se concentrer sur la gestion des coûts, la protection de ses performances commerciales et le progrès de ses efforts de monétisation des actifs. Au-delà des chiffres, cette adaptation de stratégie pourrait être cruciale pour déterminer la résilience de SkyCity face aux défis du marché actuel et futur.
