Le 12 août 2026, l’Association Dominicaine des Boutiques de Paris Sportifs (ADOBAD) a renouvelé sa demande au Sénat pour examiner la Loi Générale sur les Jeux qui doit être adoptée dans le pays. Cette requête intervient après que la Commission Nationale des Courses de Chevaux (CHN) a confirmé l’émission de 29 100 licences pour les courses de chevaux virtuelles.
La discussion a atteint un point crucial lorsque la commission a été critiquée pour avoir prétendument délivré plus de 70 000 licences, une accusation portée par l’ADOBAD et l’Association Nationale des Boutiques de Paris Sportifs (Asonabade). Toutefois, le président de la CHN, Francisco Pavonessa Grullón, a réfuté cette allégation, affirmant avoir octroyé 29 100 licences depuis sa création, parmi plus de 60 000 demandes reçues.
Dans ce contexte, l’ADOBAD s’inquiète de l’expansion rapide des jeux virtuels sur le territoire dominicain si le projet de loi est approuvé dans son état actuel. Selon l’association, l’adoption de cette législation pourrait accélérer l’arrivée des jeux électroniques et virtuels, avec le risque que ces activités deviennent accessibles à des publics sensibles comme les mineurs.
Le président de l’ADOBAD a souligné que le nombre de licences délivrées pourrait être le prélude à une prolifération des jeux numériques sous un cadre réglementaire plus vaste. Il a averti que cette situation pourrait conduire à des casinos numériques accessibles partout, y compris aux enfants, si la Loi Générale sur les Jeux est adoptée.
Par ailleurs, l’association a exprimé ses doutes concernant le nombre de licences octroyées aux boutiques de loterie dans les espaces publics. Elle craint que cela ne stimule l’activité de jeu en dehors du cadre réglementaire jugé approprié par l’ADOBAD.
De son côté, la Commission Nationale des Courses de Chevaux défend la légalité de ses actions. Elle affirme opérer dans le respect de la législation en vigueur, notamment du Décret 480-19 qui réglemente les jeux de courses de chevaux virtuelles, les définissant comme des jeux électroniques opérés par des terminaux avec l’autorisation de la commission.
Cependant, cette interprétation est contestée par l’ADOBAD. Après l’adoption de la Loi 494-06, l’association estime que la CHN exerce des fonctions qui devraient revenir au Ministère des Finances, surtout en ce qui concerne l’octroi de licences pour les opérations de jeu.
En parallèle, le Sénat dominicain étudie un projet de loi visant à créer une Direction Générale des Jeux, qui serait chargée de réorganiser, de réguler et de superviser l’industrie des jeux et paris du pays. Ce cadre proposé pourrait redistribuer les pouvoirs réglementaires entre les différentes agences gouvernementales et offrir une nouvelle organisation pour encadrer les marchés de jeux traditionnels et nouveaux.
L’intervention de l’ADOBAD s’ajoute au débat sur l’octroi et la supervision des licences de jeux virtuels, soulignant les défis réglementaires plus larges pour la République Dominicaine dans la gestion de l’expansion des jeux numériques. Cela inclut la clarification des responsabilités institutionnelles, la régulation de l’accès aux produits de jeu, et la garantie que les jeux sous licence restent sous un contrôle effectif.
Un autre point de vue, souvent exprimé par les défenseurs de la libéralisation des jeux, est que l’expansion réglementée du marché des jeux virtuels pourrait stimuler l’économie locale, créer des emplois et générer des revenus fiscaux supplémentaires pour le gouvernement. Ils soutiennent que l’installation d’une autorité de régulation dédiée pourrait offrir une structure plus cohérente et transparente pour gérer le développement de l’industrie.
Néanmoins, les opposants préviennent que sans une réglementation stricte, l’expansion rapide des jeux virtuels pourrait avoir des conséquences sociales néfastes, notamment une augmentation de la dépendance au jeu et une exposition accrue des jeunes et des publics vulnérables aux activités de jeu.
En fin de compte, le débat en cours au Sénat dominicain sur la Loi Générale sur les Jeux illustre les tensions entre la croissance économique potentielle et la nécessité de protéger les consommateurs, en particulier les plus jeunes, des risques associés à l’expansion du secteur des jeux numériques.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
