Le 18 février 2026, l’industrie bulgare des jeux de hasard a fermement contesté une proposition visant à augmenter l’âge légal pour jouer de 18 à 21 ans. Cette initiative, introduite par le parti ITN, est considérée par les leaders du secteur comme « inconstitutionnelle » et potentiellement nuisible pour la profession légale. Au lieu de résoudre les problèmes, traiter les adultes légaux comme des enfants pourrait engendrer de nouvelles difficultés, affirment-ils.
Cette semaine, quatre grandes organisations commerciales, dont l’Association Bulgare des Jeux, ont envoyé une lettre au Parlement national. Leur argument principal est clair : si un jeune de 18 ans est suffisamment mature pour voter, il l’est aussi pour décider de la manière dont dépenser son argent. Les associations affirment que la proposition du parti ITN impose une règle discriminatoire qui ignore les droits fondamentaux des jeunes adultes. Elles estiment qu’il est incohérent d’interdire le jeu tout en permettant aux 18 ans de se marier ou d’acheter un bien immobilier.
En outre, l’industrie prévient qu’une augmentation de la limite d’âge ne dissuadera pas les jeunes de tenter leur chance. Au contraire, cela pourrait inciter les jeunes de 19 et 20 ans à se tourner vers des sites offshore non réglementés, souvent appelés « marché noir ». Ces plateformes ne fournissent aucune protection aux joueurs et ne reversent aucun impôt à la Bulgarie. Ainsi, l’État pourrait perdre des millions de dollars si cette tranche d’âge est exclue du marché légal, exposant ainsi les jeunes à des opérateurs frauduleux.
Les dirigeants du secteur ont également souligné des erreurs factuelles dans la proposition du parti ITN. Selon certains rapports, le texte mentionne une agence de régulation qui a été dissoute en 2020, qualifiant ainsi l’initiative de « hasardeuse » et mal documentée. L’idée selon laquelle cette augmentation de l’âge est une tendance européenne typique a également été contestée. Bien que certains pays, comme les Pays-Bas, imposent des restrictions plus strictes, 18 ans reste la norme dans la majeure partie de l’Union européenne.
L’actuelle loi sur le jeu en Bulgarie inclut déjà un registre national d’auto-exclusion et des protections strictes pour les joueurs. Selon le secteur, ces ressources sont suffisantes pour protéger les jeunes. Ils soutiennent que l’accent devrait être mis sur l’amélioration de l’application des lois existantes plutôt que sur l’introduction de nouvelles interdictions généralisées. L’industrie exhorte les députés à rejeter la proposition avant qu’elle ne porte préjudice à l’économie nationale alors qu’elle s’apprête à être examinée en première lecture.
Cependant, certains défenseurs de l’augmentation de l’âge minimum estiment qu’une telle mesure pourrait réduire les risques de jeu problématique chez les jeunes adultes. Ils soulignent que le cerveau continue de se développer jusqu’à l’âge de 25 ans, ce qui justifie un encadrement plus strict des activités potentiellement dangereuses comme le jeu. Un partisan de la mesure pourrait dire que protéger les jeunes est plus important que de préserver les intérêts économiques immédiats du secteur.
En conclusion, tandis que la proposition de loi avance, elle suscite un débat intense autour des droits des jeunes adultes et des impacts économiques potentiels. La décision finale du Parlement pourrait bien influencer non seulement l’industrie du jeu en Bulgarie, mais aussi la manière dont le pays s’aligne sur les normes de régulation européennes. Une chose est sûre : les enjeux sont élevés, et toutes les parties concernées surveillent de près l’évolution de la situation.
