L’histoire fascinante des machines à sous de l’Angleterre du XVIIe siècle à l’essor des casinos en ligne

En 1891, la société Sittman and Pitt, basée à Brooklyn, a conçu une machine de poker qui comportait cinq tambours tournants, chacun portant des images de cartes à jouer. Cette invention est généralement considérée comme le précurseur des machines à sous modernes. Les joueurs inséraient une pièce et tiraient un levier pour faire tourner les tambours dans l’espoir de former une main de poker gagnante. Mais en l’absence d’un système de paiement automatisé, les employés devaient distribuer manuellement les prix. Bien que populaire dans les bars de New York, ce système limité n’a pas permis à Sittman and Pitt de connaître le succès commercial à grande échelle.

Charles Fey, un mécanicien d’origine allemande vivant à San Francisco, a ensuite résolu ce problème avec l’invention de la Liberty Bell. Sorti entre 1895 et 1900, le Liberty Bell présentait trois rouleaux avec cinq symboles, dont la cloche emblématique de Philadelphie. C’était la première machine capable de payer des prix automatiquement. En insérant un nickel, les joueurs pouvaient gagner jusqu’à 50 centimes, soit dix fois leur mise. Avec un retour théorique pour le joueur (RTP) de 86%, la Liberty Bell a rapidement séduit les bars de San Francisco.

Cependant, l’absence de brevet par Fey a permis à d’autres entreprises de copier son invention. L’une de ces entreprises, la Bell-Fruit Gum Company, a remplacé les symboles de la Liberty Bell par des fruits, transformant ces machines en distributeurs de chewing-gum lorsque San Francisco a interdit les jeux de hasard en 1909. Ainsi, les symboles de fruits que l’on associe aujourd’hui aux machines à sous ont vu le jour.

Charles Fey a également innové en introduisant le concept de jackpots progressifs, où les gains augmentent avec chaque pièce insérée, offrant de plus gros gains potentiels. Bien que largement imité, ce concept a contribué à la popularité croissante des jackpots progressifs.

En 1931, avec la légalisation des jeux d’argent à Las Vegas, le marché des machines à sous a explosé. Pourtant, les innovations restaient limitées par la technologie jusqu’à l’apparition de Money Honey de la Bally Manufacturing Company en 1963. Cette machine électrique, la première à utiliser des solénoïdes électriques, a révolutionné l’industrie avec son « réservoir sans fond » permettant des paiements automatiques jusqu’à 500 pièces.

L’évolution s’est poursuivie dans les années 1970 avec l’introduction des machines à sous vidéo par la Fortune Coin Company. En utilisant un écran de télévision modifié pour afficher des rouleaux virtuels, ces machines ont éliminé les contraintes mécaniques, permettant des configurations de jeux plus complexes. Ce développement a jeté les bases des machines à sous modernes que l’on trouve aujourd’hui, même en ligne.

L’essor des casinos en ligne a commencé en 1994 lorsqu’Antigua et Barbuda ont adopté la Free Trade & Processing Zone Act, permettant la régulation des jeux en ligne. Des entreprises comme Microgaming et CryptoLogic ont pionnièrement offert des jeux sécurisés, inaugurant l’ère des casinos sur internet. Dans les années 2000, les développeurs ont pleinement exploité les vitesses internet accrues, introduisant des machines à sous à cinq rouleaux avec plus de 20 lignes de paiement.

Avec l’augmentation mondiale de l’utilisation des smartphones à la fin des années 2000, les développeurs sont passés d’Adobe Flash à HTML5, garantissant des graphismes plus fluides et une meilleure performance sur des écrans plus petits. Des innovations comme les réseaux de jackpots progressifs massifs, les rouleaux en cascade et les multiplicateurs sont devenus des éléments standard.

L’avenir des machines à sous semble se diriger vers les casinos cryptographiques, qui mettent en avant des jeux « équitablement prouvables » et des designs uniques basés sur la blockchain. Bien que le métavers n’ait pas décollé comme prévu, les jeux de réalité augmentée basés sur les machines à sous, tels que Gonzo’s Treasure Hunt, ont déjà prouvé leur popularité. La gamification des compétences, bien que rare, pourrait enrichir l’expérience des joueurs en ajoutant des niveaux et des récompenses basées sur des choix.

Ainsi, des débuts modestes des distributeurs automatiques du XVIIe siècle en Angleterre aux innovations numériques actuelles, l’histoire des machines à sous est une démonstration impressionnante de l’évolution technologique et de l’adaptation aux préférences des joueurs.

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