Amnesty International Critique les Licences de Casino au Cambodge pour Liens avec des Arnaques

Le 5 avril 2026, Amnesty International a exprimé ses préoccupations concernant plusieurs casinos au Cambodge, affirmant que certains établissements de jeux sous licence à Sihanoukville et dans diverses villes frontalières étaient liés à des complexes d’arnaque abusifs. Le groupe de défense des droits de l’homme a déclaré que ces lieux avaient été approuvés par le régulateur des casinos du pays malgré des preuves qu’ils étaient associés à de graves abus.

Selon les conclusions d’Amnesty, une douzaine de casinos au Cambodge sont connectés à des complexes d’arnaque détenus par des entreprises locales. Ces sites se trouvent répartis dans la ville côtière de Sihanoukville ainsi que dans les villes frontalières de Poipet, Bavet, et Chrey Thum. Le groupe a expliqué que ses recherches reposaient sur des documents de licence de casino délivrés par la Commission de Gestion du Jeu Commercial, ainsi que sur des visites sur site et des témoignages de personnes qu’il décrit comme des survivants des complexes d’arnaque.

Amnesty a souligné que le problème ne se limite pas à un seul opérateur ou emplacement. Ils ont affirmé que les casinos en question avaient reçu leur licence malgré leur lien avec des complexes où des personnes seraient confinées et maltraitées. GGRAsia a contacté la commission pour obtenir un commentaire.

Parmi les complexes indiqués dans le rapport d’Amnesty, trois seraient sous la propriété d’Anco Brothers Co Ltd, à savoir le Crown Bavet Casino, les Crown Resorts à Poipet, et le Crown Casino Chrey Thom. Le rapport mentionne également le New Venetian Casino à Bavet, opéré par New Venetian Resort Co Ltd. Amnesty a en outre identifié le Casino Kyom, aussi appelé My Casino, sous Zhou Cheng K.P. Hotel Co Ltd; Marinan International, géré par Marinan International Co Ltd; et Peak Casino, sous Conglomerate Development Co Ltd.

Le rapport inclut également le Majestic Hotel & Casino ainsi que le Majestic Two, tous deux sous Big House Commercial Corp à Sihanoukville. D’autres lieux identifiés sont le Long Feng Xuan Casino, sous Long Feng Xuan Co Ltd; Huang ou Wang Chao International, sous Bao Shi International Entertainment Co Ltd; et le Golden Sea Casino, sous King Golden Sea Corp Ltd. Amnesty a noté les liens corporatifs tout en soulignant qu’il n’y a aucune suggestion que la marque Crown d’Australie ou la marque de casino Venetian à Macao ou aux États-Unis soit connectée à ces opérations.

Montse Ferrer, co-directrice régionale d’Amnesty International, a déclaré que les recherches montrent ce que l’organisation considère comme un lien direct entre les casinos sous licence du Cambodge et les complexes d’arnaque. Elle a affirmé que malgré les déclarations du gouvernement cambodgien concernant ses efforts pour démanteler le commerce de la fraude, les informations présentées indiquent que les projets de casino en partenariat avec des installations exploitantes continuent d’être officiellement reconnus par le gouvernement.

De plus, Ferrer a également remis en question l’approbation par les agences réglementaires cambodgiennes d’entreprises associées à de telles atrocités. Elle a souligné qu’il devrait être clair pourquoi des casinos liés au trafic et à la torture continuent d’être licenciés. Ses commentaires ont mis en lumière le décalage entre les efforts annoncés par le gouvernement et les décisions d’octroi de licences décrites dans le rapport d’Amnesty.

Les conclusions tirées remettent en question les processus de délivrance de licences pour les casinos au Cambodge, en particulier ceux situés près des zones frontalières et à Sihanoukville. Amnesty a déclaré que les preuves recueillies pointent vers une contradiction entre les efforts pour endiguer les complexes d’arnaque et l’approbation des casinos associés à ces mêmes opérations. Le rapport du groupe a maintenant attiré l’attention sur la façon dont la régulation et l’application de la législation sur les jeux peuvent s’entremêler avec des allégations plus larges d’abus.

Dans un contexte de croissance économique rapide, Sihanoukville, autrefois un paisible village de pêcheurs, s’est transformé en un centre de développement frénétique, attirant des investissements massifs, principalement en provenance de la Chine. Cette transformation a amené une prolifération des casinos, souvent dénoncés pour leur manque de transparence et leur implication dans des affaires douteuses. Cependant, certains observateurs soutiennent que les casinos ont contribué à l’essor économique local, créant des emplois et des infrastructures.

Un contrepoint à l’analyse d’Amnesty provient de l’industrie du jeu elle-même, où certains responsables affirment que les casinos sont illégalement utilisés par des tiers sans le consentement des propriétaires. Ils insistent sur le fait que la régulation doit être renforcée non pas pour fermer les casinos, mais pour protéger leur intégrité et celle de leurs employés. Ces voix soulignent que les casinos, correctement régulés, peuvent être une source légitime de revenus et de développement économique, s’ils sont gérés avec transparence et responsabilité.

La situation actuelle au Cambodge met en lumière un dilemme majeur pour les régulateurs : comment équilibrer le développement économique, souvent soutenu par des investissements dans des industries controversées, avec la nécessité de protéger les droits de l’homme et l’intégrité sociale ? À mesure que les appels à une meilleure supervision se multiplient, il reste à voir si les autorités cambodgiennes répondront par des mesures concrètes pour restaurer la confiance dans leur système de régulation des casinos.

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