Le ministère de l’Électronique et des Technologies de l’Information de l’Inde a annoncé qu’au 28 mars 2026, 8 376 URL liées aux paris et aux jeux de hasard en ligne avaient été bloquées ou faisaient l’objet de mesures. Cette déclaration a été faite le 1er avril en réponse à une question non-vedette à la Lok Sabha concernant les plateformes numériques offshore. Depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur les Jeux en Ligne de 2025, plus de 4 800 URL ont été supprimées, cette loi interdisant le jeu d’argent en ligne étant devenue un élément central des efforts du gouvernement indien pour lutter contre les paris et les jeux de hasard via des canaux numériques. L’application de cette loi a manifestement augmenté depuis son adoption.
Les plateformes numériques offshore engagées dans les jeux de hasard en ligne en Inde doivent se conformer à certaines lois, notamment la Loi sur les Technologies de l’Information de 2000 et les Règles IT de 2021. Celles-ci exigent que les intermédiaires, y compris les plateformes offshore, exercent une diligence raisonnable et ne permettent aucun contenu illégal et nuisible. En outre, le Bharatiya Nyaya Sanhita de 2023 criminalise les paris et jeux de hasard non autorisés, prévoyant une peine d’emprisonnement de 1 à 7 ans et une amende. La Loi sur la Promotion et la Régulation des Jeux en Ligne de 2025 interdit le jeu d’argent en ligne, les transactions financières associées et leur publicité.
L’Integrated Goods and Services Tax Act de 2017 joue également un rôle, imposant un taux de TVA de 28% et bloquant les sites de jeux de hasard non enregistrés ou offshore par l’intermédiaire de la Direction Générale des Renseignements Fiscaux. Toutes ces règles forment la base légale des mesures prises par le gouvernement contre les URL de paris et de jeux de hasard en ligne.
Cependant, malgré ces interdictions, l’utilisation des jeux de hasard en ligne en Inde continue de croître. Une étude récente de CUTS International, réalisée en décembre 2025 à Delhi NCR, indique que l’utilisation des plateformes a augmenté de 68,3% avant l’interdiction à 82% après l’interdiction, une hausse relative de 20,1%. De plus, l’accès quotidien a bondi de 3,4% à 42,3%, les utilisateurs passant plus de temps sur les plateformes et augmentant leurs dépenses mensuelles. Les utilisateurs ont trouvé des moyens de contourner les restrictions grâce à des domaines miroirs et à des méthodes de paiement domestiques comme l’UPI. Un autre sondage CUTS en janvier 2026 dans le Tamil Nadu a signalé une augmentation de 15,2% de l’utilisation des plateformes offshore après l’interdiction, montrant que le problème persiste dans différents États malgré un cadre juridique plus strict.
Lors d’une discussion paneau de MediaNama sur la Loi sur la Promotion et la Régulation des Jeux en Ligne de 2025 en septembre 2025, Dhruv Garg, partenaire chez IGAP, a estimé que le marché des jeux offshore valait au moins 20 milliards de dollars. Il a ajouté que l’argent quittait illégalement le pays, avec une évasion fiscale de plus de 4 milliards de dollars, dépassant les revenus de l’industrie domestique.
Les dernières données gouvernementales montrent que l’application de la loi par l’Inde se poursuit, mais elles soulignent également les limites du simple blocage. Avec des milliers d’URL déjà restreintes et des plateformes offshore continuant de rester accessibles, la question semble devoir rester sous étroite surveillance.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
