Le 13 août 2026, la Fédération anglaise de football (FA) a accusé Martin Sherif, attaquant de l’équipe d’Everton, d’avoir placé 61 paris sur des matchs de football au cours d’une période de 15 mois. Selon l’enquête confirmée par la FA, il est allégué que Sherif a enfreint la règle E1.2 de la FA en plaçant des paris sur des matchs de football entre le 20 novembre 2024 et le 12 février 2026. Le joueur, âgé de 20 ans, a jusqu’au lundi 17 août pour répondre à ces accusations.
Les règles de la FA interdisent strictement aux joueurs, entraîneurs, arbitres, officiels et employés de club de parier sur toute rencontre de football ou compétition, quelle qu’elle soit. Cela inclut également les paris sur les transferts, les sélections d’équipe et les nominations d’entraîneurs. La politique de paris de la FA souligne clairement qu’il existe une interdiction mondiale pour les participants des clubs de la Premier League, EFL, National League, WSL et plusieurs autres ligues de parier sur le football.
Ces dernières années, la Premier League a été le théâtre de plusieurs enquêtes notables liées aux paris. Par exemple, Lucas Paquetá, ancien joueur de West Ham United, a été blanchi après une enquête de deux ans sur des allégations selon lesquelles il aurait délibérément pris des cartons jaunes pour aider les parieurs. Une commission indépendante n’a trouvé aucune preuve de mauvaise conduite et a rejeté les accusations. Paquetá, maintenant joueur au Flamengo au Brésil, a même envisagé de poursuivre la FA après que les accusations ont été abandonnées.
D’un autre côté, le cas de Sandro Tonali, milieu de terrain de Tottenham, a suivi un chemin différent. Tonali a admis avoir placé des paris illégaux et a pleinement coopéré avec les autorités. En conséquence, la Fédération italienne de football lui a imposé une suspension mondiale de dix mois en octobre 2023, assortie d’une amende de 20 000 € et d’obligations de sensibilisation publique aux risques du jeu. Par la suite, la FA anglaise a infligé une suspension conditionnelle de deux mois et une amende de 20 000 £ pour 50 infractions commises peu après son arrivée en Angleterre. Sa peine a été réduite grâce à son autodénonciation, sa coopération immédiate et son traitement pour addiction au jeu.
Ces affaires coïncident avec le début de la première saison de la Premier League sans sponsors de paris sur le devant des maillots. En 2023, sous la pression du gouvernement britannique, la ligue a convenu d’éliminer progressivement ces parrainages d’ici la saison 2026/27.
Dans ce contexte, la question des paris illégaux par des joueurs est un problème persistant qui continue de nécessiter une attention stricte de la part des régulateurs du sport. D’un côté, certains experts estiment que les règles doivent être renforcées et que des sanctions plus sévères sont nécessaires pour dissuader les joueurs. D’un autre côté, il est avancé que renforcer l’éducation et le soutien aux joueurs pourrait être tout aussi essentiel pour prévenir de telles infractions à l’avenir.
Alors que Martin Sherif attend de répondre aux accusations, les débats sur la manière d’aborder le problème des paris illégaux dans le football ne montrent aucun signe de ralentissement. Le cas pourrait potentiellement redéfinir comment les ligues et les régulateurs gèrent les infractions aux règles de paris à l’avenir.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
