Dans le premier trimestre de 2026, Betsson Group a enregistré un chiffre d’affaires de 93 millions d’euros en Amérique latine, marquant une augmentation de 24 % par rapport aux 75 millions d’euros du premier trimestre 2025. Ce résultat a permis à l’Amérique latine de rester le deuxième contributeur au chiffre d’affaires total, derrière le CEECA, qui a rapporté 96 millions d’euros malgré une baisse annuelle de 21 %.
Pour l’ensemble du groupe Betsson, le chiffre d’affaires total pour le premier trimestre 2026 s’est établi à 285 millions d’euros, en baisse par rapport aux 294 millions d’euros enregistrés au même trimestre de l’année précédente. Le bénéfice d’exploitation (EBIT) a chuté plus fortement, s’établissant à 34 millions d’euros contre 64 millions d’euros au cours du trimestre correspondant de 2025. Les casinos ont été la principale source de revenus du premier trimestre 2026 avec 204 millions d’euros générés, par rapport aux 212 millions d’euros du premier trimestre 2025. Les paris sportifs ont également maintenu un revenu stable de 80 millions d’euros, avec les marges d’exploitation augmentant de 8,0 % à 8,4 %.
Cependant, le secteur B2B a montré la réduction d’activité la plus marquée, les revenus de licence passant de 90 millions d’euros à 51 millions d’euros, soit une chute de 43 %. Le groupe a commenté une stabilisation relative des niveaux d’activité depuis décembre chez ce partenaire précis.
Un autre aspect notable de ce trimestre est la transition vers des marchés locaux réglementés, représentant une part de 73 % des revenus. Bien que stratégique pour l’avenir, cela a pesé sur la rentabilité. Le changement dans la composition des revenus, couplé à une part moindre de l’activité B2B, a réduit la marge brute de 64,0 % à 57,6 %, affectant ainsi le résultat d’exploitation. De plus, les taxes sur les jeux ont considérablement augmenté, atteignant 53 millions d’euros contre 45 millions d’euros au premier trimestre 2025.
Pontus Lindwall a souligné que le segment B2C continue d’afficher de bonnes performances, mais les coûts liés aux investissements dans des projets B2C, qui ne génèrent pas encore de bénéfices, pèsent sur les résultats de l’entreprise. Les estimations montrent que ces investissements réduiront l’EBIT de 10 à 15 millions d’euros dans les trois mois à venir. Néanmoins, Lindwall reste optimiste et explique que ces marchés continueront d’être suivis et évalués.
Les premiers signes du deuxième trimestre sont prometteurs. Jusqu’au 8 avril, le chiffre d’affaires quotidien moyen était supérieur de 9 % à celui du deuxième trimestre 2025. Dans le même temps, les marges d’exploitation ont dépassé la moyenne des huit derniers trimestres.
L’expansion régionale continue de soutenir les perspectives à long terme de Betsson. En 2025, le groupe a enregistré une croissance continue avec un chiffre d’affaires total atteignant 1,197 milliard d’euros, soit une augmentation annuelle de 8 %, incluant une croissance organique de 13 %. En Amérique latine, le revenu des utilisateurs finaux a augmenté de 7,9 % au quatrième trimestre 2025, atteignant 84,3 millions d’euros, principalement grâce aux performances réussies au Pérou, en Argentine et en Colombie.
Dans le contexte économique actuel, Betsson doit naviguer dans un environnement où les régulations locales et les investissements à long terme influencent la rentabilité immédiate. Tandis que la transition vers des marchés réglementés peut entraîner une pression sur les marges à court terme, elle est perçue comme une stratégie durable pour une croissance future stable. Cependant, certains analystes soulignent que la dépendance accrue à l’égard des marchés latino-américains pourrait exposer le groupe à des risques géopolitiques et économiques spécifiques à la région.
D’une autre perspective, certains concurrents de Betsson pourraient voir ces résultats comme une opportunité de renforcer leur présence sur d’autres marchés moins régulés ou de diversifier leurs offres B2B pour compenser les pertes potentielles. Les ajustements stratégiques dans des secteurs tels que la technologie ou l’innovation produit pourraient devenir essentiels pour maintenir une compétitivité accrue dans le secteur de l’igaming.
En conclusion, alors que Betsson continue d’adapter ses stratégies en réponse à l’évolution des marchés, sa performance en Amérique latine reste un pilier clé de sa stratégie de croissance. Les attentes pour le reste de l’année 2026 resteront concentrées sur la gestion des transitions réglementaires et l’optimisation des investissements pour soutenir une rentabilité durable.
