Le Service Fédéral des Recettes du Brésil a récemment dévoilé une série de réformes fiscales prévues pour générer R$4,4 milliards de revenus, visant principalement les entreprises de fintech, les opérateurs de paris, et l’intérêt sur le capital propre (JCP). Cette annonce a été faite par Robinson Barreirinhas, Secrétaire de la Recette Fédérale, dans le cadre de la politique fiscale globale du gouvernement.
Les réformes visent en particulier la Contribution Sociale sur le Bénéfice Net (CSLL), avec des changements notables dans la taxation des institutions financières. Les banques traditionnelles verront leur taux de CSLL fixé à 20%. Les sociétés de crédit, de financement et d’investissement seront taxées à 17,5% jusqu’en 2027, avant de passer à 20% en 2028. Quant aux autres institutions, comme l’administrateur de la bourse de gré à gré organisée et la chambre de compensation, elles seront imposées à 12% jusqu’en 2027, puis à 15% dès 2028. L’impact de ces changements devrait rapporter R$1,1 milliard, le secteur des fintechs étant particulièrement ciblé.
En ce qui concerne l’intérêt sur le capital propre, celui-ci subira également une hausse de la taxation, passant de 15% à 17,5% lors du paiement ou du crédit aux bénéficiaires. Ce changement devrait générer R$3,1 milliards pour le gouvernement. Le secteur des paris, quant à lui, verra une augmentation de l’impôt sur le Produit Brut des Jeux (GGR), estimée à rapporter R$260 millions, soulignant l’importance croissante de ce secteur régulé dans le système fiscal brésilien.
Outre ces mesures spécifiques, le gouvernement a également réduit certains avantages fiscaux, envisageant un impact fiscal total de R$16,5 milliards en 2026, inférieur à l’estimation précédente de R$19,8 milliards. Cette réduction fait partie intégrante du plan d’ajustement fiscal du gouvernement. Au total, l’application de toutes les politiques fiscales devrait rapporter R$20,9 milliards en 2026.
Le gouvernement prévoit également un excédent primaire de R$3,5 milliards, ce qui est R$30,8 milliards de moins que l’objectif central de R$34,3 milliards, soulignant les défis persistants pour équilibrer le budget. Pour garantir le respect des objectifs budgétaires, le ministère de la Planification et du Budget a gelé les dépenses discrétionnaires à hauteur de R$1,6 milliard, crucial en cette année électorale.
Face à un potentiel déficit de R$59,8 milliards en 2026 sans ajustements budgétaires, le gouvernement compte sur des déductions atteignant R$63,4 milliards pour parvenir à un solde positif. Ces ajustements respectent les règles constitutionnelles et légales de flexibilité fiscale, incluant les paiements judiciaires (précatoires), la défense nationale, ainsi que les dépenses temporaires dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Malgré les défis, le gouvernement n’a pas eu besoin de mesures de contingence, les projections de revenus n’ayant pas été impactées, notamment grâce à l’augmentation des revenus provenant des redevances pétrolières. Les récentes projections montrent une augmentation des revenus non administrés de R$160,4 milliards à R$177,1 milliards, tandis que les revenus taxés par le gouvernement ont légèrement diminué de R$2,041 trillions à R$2,032 trillions. En revanche, les dépenses primaires obligatoires ont augmenté de R$18,9 milliards, atteignant R$2,392 trillions.
Le ministère des Finances prévoit une croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays de 2,33% en 2026, une baisse par rapport à la projection antérieure de 2,44%. L’inflation devrait également augmenter, atteignant 3,74%, contre une estimation initiale de 3,60%.
Ces politiques fiscales récentes montrent que le gouvernement cherche à générer des revenus tout en assurant la stabilité économique du pays. Le fait que le gouvernement cible des secteurs comme les fintechs et les paris, ainsi que la politique fiscale globale, indique une volonté d’améliorer la situation financière globale du pays, surtout face aux changements économiques. Cependant, l’écart entre l’excédent et l’objectif global suggère que d’autres politiques pourraient encore être mises en œuvre prochainement.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
