Le Casino Star de Sydney, confronté à une amende de dix millions de dollars, a vu ses mécanismes de sécurité internes échouer, permettant aux joueurs vulnérables de continuer à parier au-delà des limites légales strictes. Pendant plus de trente-six heures, des clients ont pu jouer sans interruption, défiant la réglementation imposant une pause après douze heures de jeu continu. Cette défaillance systémique a entraîné une sanction financière sévère de la part des régulateurs des jeux d’argent de la Nouvelle-Galles du Sud.
Les sanctions ne s’arrêtent pas à cette amende. La Commission Indépendante des Casinos de Nouvelle-Galles du Sud exige que l’opérateur réserve cinq millions de dollars supplémentaires pour réviser ses systèmes de suivi des crimes financiers. Ce n’est pas un incident isolé; pendant une période de onze mois se terminant début 2025, le casino a régulièrement ignoré les limites obligatoires de l’endurance au jeu. Les régulateurs ont infligé une pénalité supplémentaire de 1,5 million de dollars pour ces violations spécifiques, soulignant des cas où des individus ont joué plus de trente-six heures d’affilée.
La moitié de l’amende totale provient de l’incapacité du casino à filtrer correctement sa clientèle pour des liens avec le crime organisé, le blanchiment d’argent et les réseaux de terrorisme international. Pour une institution sommée de se réformer concernant l’argent sale, il s’agit d’un défaut évident. Les régulateurs ont également découvert des lacunes persistantes dans la gestion des programmes de fidélité du casino. De 2018 à 2023, près de deux mille clients ont converti leurs points de récompense en espèces, finançant ainsi des voyages et d’autres dépenses personnelles.
Une autre amende de cinq cent mille dollars a été infligée après que le personnel de sécurité ait permis à une personne sur liste noire d’entrer neuf fois en quatre mois l’année dernière. Ce nouvel acte d’exécution intervient alors que l’entreprise tente de se dissocier d’un passé réglementaire très toxique.
Le spectre financier des anciennes gestions hante toujours la salle de réunion. L’ancien directeur général Matthias Bekier attend actuellement une décision de la Cour fédérale qui pourrait le voir personnellement pénalisé d’un million de dollars pour avoir dissimulé les graves risques criminels associés aux opérateurs de junket chinois pendant son mandat.
Il y a un paradoxe étrange concernant le moment de ces nouvelles amendes. La commission réglementaire a noté que de nombreuses infractions spécifiques ont été découvertes parce que la nouvelle direction du casino audite activement ses propres comptes. Certaines violations ont été détectées par des programmes internes de nettoyage, tandis que d’autres ont été volontairement signalées à l’État.
Bien que les régulateurs de l’État aient exprimé leur frustration quant à ces défaillances, ils ont reconnu que la culture d’entreprise du lieu est aujourd’hui radicalement différente. Une supervision plus stricte est en place sous la direction de nouveaux dirigeants, mais la commission a clairement indiqué qu’un héritage de non-conformité ne permettait pas un simple avertissement. L’amende de plusieurs millions de dollars était inévitable.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
